L'histoire pour commencer. « Il est des premiers amours qui durent toute une vie, qui résistent aux séparations, s'incarnent dans chaque rencontre, traversant les labyrinthes sans fin de toutes les errances. Clémence a dix-sept ans lorsqu'elle se donne à Pierre. Ce sera son unique amour, celui qui dictera tous les actes de sa vie et s'amplifiera jusqu'au seuil d'une vieillesse joyeuse, profondément ancrée dans l'instant présent. Autour de cet amour soleil, gravitent d'autres aventures qui poursuivent leurs courses ou leurs dérives, se réconcilient ou se perdent avec leurs propres mystères… Mais, malgré les difficultés de l'existence, Clémence conservera toujours la conscience et le désir du bonheur, comme un instinct de vie plus fort que tout.
Jacques Salomé, avec ce magnifique roman, adresse un message riche d'émotions, d'expériences et d'enseignement à tous ceux pour qui l'amour n'est pas un vain mot. Car ce qui nous sépare n'est pas l'éblouissement des sentiments mais l'absence d'une parole trop longtemps retenue. » (En quatrième de couverture).
Ce livre a donné lieu à un entrefilet dans le magazine Psychologies de juillet. La présentation est celle d'une femme qui porte sur ce texte un regard sensible et d'ensemble.
« Jacques Salomé est expert dans l'art de décrire les soubresauts, les utopies et les émois qui rythment une histoire d'amour. Ce roman est inspiré de celle qu'a vécue sa mère et qui a donc présidé à sa naissance. Née de parents inconnus, Clémence, placée dans une ferme, fait la connaissance de Pierre, apprenti horticulteur. Abandonnée par lui lorsqu'elle tombe enceinte, elle continuera de l'aimer… pour l'éternité. Dans ce livre charnel et émouvant de bout en bout, Jacques Salomé a mis non seulement sa philosophie de l'amour mais aussi son âme » (Valérie Colin-Simard dans Psychologies).
Le mieux, pour s'en convaincre, est encore de laisser la parole à son auteur. « Oserai-je dire que j'ai mis 30 ans pour écrire ce second roman , paru au printemps 2005, à l'aube de mes soixante-dix ans. (Le premier est "Je m'appelle toi") Un roman d'amour aussi : celui de ma mère et de mon géniteur. Elle avait dix-sept ans, il en avait quinze et cet amour les habita longtemps. Surtout le sien, celui de ma mère, qu'elle porta de nombreuses années en elle, sentant qu'il lui fallait respecter et honorer les sentiments qui l'habitaient. C'est en étant à l'écoute de son histoire, en rassemblant les morceaux d'un puzzle complexe, si éparpillé dans l'espace de plusieurs vies, que j'ai compris quelques unes des clés de ma propre vie. Il y a dans tout amour une part d'éternité qui se loge dans les interstices de chaque instant. Il y a dans chaque relation amoureuse, une parcelle d'infini qui se prolonge dans la vie de ceux qui ont accepté d'accueillir un amour en eux et qui se transmet, j'en suis convaincu, dans les générations à venir.
Je crois avoir reçu quelque chose de cet ordre de mes ascendants, je suis certain d'avoir pu en transmettre à ceux à qui j'ai donné la vie. Ce sera à eux d'oser entrer à leur tour dans la fête, les éblouissements, les émerveillements d'une relation amoureuse, mais aussi d'en accepter les limites, les contradictions ou les désespérances. Comme nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour, c'est toujours une aventure à risque que d'entrer en amour. À chacun de prendre ce risque et de le vivre à pleine vie ». ("Coup de cœur et coup au cœur", éditorial de juin 2005 sur le site de l'auteur j-salome.com)
Je dirais que ce livre est peut-être surtout, l'ouvrage d'un homme qui, au cours de sa propre existence en est venu à considérer le respect de soi comme une valeur foncière, tout en restant profondément fidèle à ses origines et particulièrement reconnaissant envers la vivance de la vie.
Il se trouve que ce roman a été brocardé par un critique réputé « méchant et moqueur » dans le microcosme littéraire où il sévit. Dans la chronique qu'il a publiée dans un hebdomadaire, on reconnaît plutôt la signature de quelqu'un qui se livre à sa verve polémique coutumière, en commençant par le début : à savoir contester le titre choisi. Il résume ensuite le livre à quelques phrases extraites de leur contexte, pointe des détails dont il tire des généralités et se pose en redresseur de torts es littérature, tout en s'adonnant à un humour décalé qui consiste à prendre les mots au pied de la lettre. Ce critique est aussi un écrivain. J'ai cherché à comprendre les mobiles de ses attaques en me situant au-delà du seul niveau manifeste des observations qui ont pu être émises.
Je me propose de résumer ci-après, mes découvertes, sous la forme d'un tableau comparatif que j'ai réalisé en mettant en correspondance terme à terme, des propos tenus par chacun de ses auteurs dans deux de leurs ouvrages parus la même année (2002). |
L'un (devinez lequel ?) a écrit : |
L'autre (trouvez lequel ?) a écrit : |
"Je mourrai avec mes blessures".
(Titre d'un livre de Jacques Salomé - Jouvence 2002).
Les 4 citations non numérotées qui suivent, sont tirées des pages 14, 98, 91 et 34.) |
"Je ne mourrai jamais, n'étant pas né".
(Toutes ces phrases sont extraites d'un ouvrage autobiographique de Patrick Besson «Un état d'esprit» - Fayard 2002).
Elles figurent respectivement aux pages 5, 77, 103, 137 et 26 de l'édition de poche de ce livre.) |
| "Mes aspirations me portent davantage vers un pays d'eau et de soleil". |
"Le monde clair, plat, froid et sérieux que j'aime". |
| "Ma saison préférée c'est l'été, sans hésitation". |
"La vie c'est la neige et la pluie". |
| "Ma conception, ma gestation et le début d'existence qui en a découlé m'ont été offerts. C'est le plus beau cadeau que j'ai reçu. Et j'en suis très reconnaissant à mes deux géniteurs". |
"Il est hors de question que je me reproduise. La lignée maudite, initiée par mon père et ma mère et dont je suis pour l'instant l'unique maillon s'arrêtera avec moi". |
"Il y a dans chaque relation amoureuse, une parcelle d'infini qui se prolonge dans la vie de ceux qui ont accepté d'accueillir un amour en eux et qui se transmet, j'en suis convaincu, dans les générations à venir".
"Je crois avoir reçu quelque chose de cet ordre de mes ascendants, je suis certain d'avoir pu en transmettre à ceux à qui j'ai donné la vie. Ce sera à eux d'oser entrer à leur tour dans la fête, les éblouissements, les émerveillements d'une relation amoureuse, mais aussi d'en accepter les limites, les contradictions ou les désespérances. Comme nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour, c'est toujours une aventure à risque que d'entrer en amour. A chacun de prendre ce risque et de le vivre à pleine vie".
("Coup de cœur et coup au cœur", éditorial de juin 2005 sur le site de l'auteur j-salome.com) |
"Je ne crois en rien mais j'ai peur de l'hérédité : ne suis-je pas le mélange malheureux de la lâcheté de mon père et de la bêtise de ma mère ? Mon système […] ne peut continuer de fonctionner que si je reste en dehors de toute règle, de toute réalité. Faire un enfant, ce serait admettre que je suis dans la vie et la considérer comme une chose importante, ce qui me rendrait fou. Je ne supporte d'être que si je fais mine de ne pas être, car être c'est être moi et je me déteste. Un enfant me ramènerait à la réalité qui me tuerait, puisque tout en elle me paraît risible, pesant, odieux, stupide et atroce, notamment et principalement moi".
"Est-ce que je dis toute la vérité ?
Non, puisque je l'écris.
Bien sûr que j'aurai des enfants un jour…" |
| "J'ai une immense gratitude pour mes lecteurs. Je les trouve, courageux, toniques et persévérants". |
"Je peux aussi entrer dans l'imagination des gens par le roman ou la poésie. Le monde m'est ouvert, je l'explore avec dégoût, pitié". |
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