Tomber malade, entrer en maladie
ne peut être le fait du hasard,
ni celui d'un effet du destin,
encore moins le résultat d'un concours
de circonstances fâcheux… |
| C'est un langage qui parle en nous de nous. |
Et peut être surtout de l'indicible,
quand le silence des mots réveille
la violence des maux.
|
Ce peut être le réveil d'une blessure de l'enfance,
la réactivation d'une situation inachevée
que l'on n'a pas écoutée en son temps !
|
Ce peut être l'hémorragie affective
d'une séparation imposée,
la violence d'une rupture non souhaitée,
la perte d'un être chair et cher !
|
Ce peut être encore l'expression d'une fidélité,
la mise en œuvre d'une mission de réparation
à l'égard d'ascendants.
|
Ou plus simplement parfois,
la manifestation d'un conflit intra personnel
dont le seuil de tolérance est atteint.
|
Être malade est une invitation bouleversante
de notre corps à mieux nous entendre.
|
Une sollicitation à mieux écouter la relation
parfois disqualifiante que nous avons avec lui.
|
Une invitation à se respecter vis à vis d'autrui,
et surtout face aux personnes aimées.
|
Une incitation à ne plus se laisser définir,
un signal pour oser entendre
et nommer l'innommable,
pour crier l'insupportable,
pour émerger enfin du silence,
pour accepter de changer de vie. |