Ce qui m’intéresse, et ceux qui me lisent le savent, ce sont les questions d’éducation et au delà les enjeux de l’imprégnation parentale et culturelle sur les enfants.
Les femmes se sont beaucoup investies, ont été valorisées dans le passé dans les fonctions maternantes (maman, mère), dans la charge du foyer et dans la représentation (épouse) dans l’accompagnement et le soutien de l’homme.
Aujourd’hui elles aspirent à s’engager plus dans d’autres rôles qui peuvent entrer en rivalité avec les fonctions que je viens d’énoncer. Les engagements professionnels et citoyens, mais aussi la recherche d’échanges en réciprocité, l’ouverture au plaisir, à l’affirmation de soi mobilisent beaucoup de leurs énergies et paradoxalement peuvent menacer ou fragiliser leurs autres rôles et engagements, mais surtout déstabiliser les hommes.
Je crois que les femmes ont ce pouvoir de nous autoriser (dans le sens de rendre auteur) nous les hommes à être plus nous-mêmes.
Elles ont la capacité de jouer un rôle important, vital dans les orientations qui seront données aux recherches des sciences de la vie. Il me semble qu’elles sont moins prédatrices que les hommes, que le souci (ou le goût) de la prédation et de la destruction est moins manifeste chez elles. Ainsi je ne peux penser que c’est une femme ingénieur qui a mis au point le concept de mine antipersonnel !
Les enfants, nous le savons sont principalement élevés par les mères qui transmettent quelques uns des modèles de comportement d’affirmation ou de soumission, de combativité ou de révolte, d’ouverture ou de fermeture au monde.
Cette transmission se fait à travers des messages faits de mots, de gestes, et de conduites qui circulent entre une mère et ses enfants, dans ce que j’appelle le biberon relationnel.
C’est par le biberon relationnel que sont véhiculés les interdits, les censures et les modèles qui vont confirmer les attentes, les désirs et les peurs des parents. Il alimente les missions de réparation, les fidélités proposées, choisies.
Ces messages ne sont pas les mêmes entre une mère et sa fille et une mère et son fils, ils semblent qu’ils pénalisent plus les filles que les garçons.
L’accès des femmes au savoir est relativement récent dans l’histoire de l’humanité, il reste encore interdit, limité à un grand nombre de femmes dans le monde qui se trouvent enfermées dans les activités de survie (alimentation, santé, bien être physique des enfants et de la famille. Le refus ou le contrôle de l’accès au savoir constitue d’ailleurs un des enjeux (et donc de résistances) aux intégristes religieux et autres.
Ce serait une erreur de confondre ce qu’une femme fait et ce qu’elle est. Ce qu’elles font dépend encore trop du pouvoir des hommes. Ce qu’elles sont dépend de plus en plus d’elles mêmes (travail personnel sur soi, engagements divers, lectures…)
En dominante, leurs centres d’intérêt me semble être le respect et maintient de la vie, un combat permanent pour maintenir la qualité de la vie au quotidien, dans une approche de la réalité plus charnelle, moins mentale. Une écoute plus fine, un regard plus tendre pour la faiblesse, la vulnérabilité des hommes.
Je voudrais ne pas oublier les femmes de ma vie qui ont joué un rôle essentiel dans mon développement.
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