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par Jacques Salomé psychosociologue et écrivain
Il y a aussi à la radio, à la télévision ou dans mon journal des informations qui apportent un peu (et parfois beaucoup) de bonheur, qui me réconcilient avec le fait d'appartenir à cette espèce redoutable qu'on appelle les humains !
Le geste gratuit d'une personne qui offre sa maison à toute une famille d'automobilistes en panne ! L'idée de quelques habitants d'un même quartier qui décident d'acheter en commun une machine à laver, (plutôt que d'en avoir 9 ensemble), une tondeuse (plutôt que d'en avoir 7 individuelle) et qui mettent en commun leurs ressources pour organiser les devoirs de leurs enfants.
Et puis aussi cette nouvelle qui vient des Etats Unis. Deux jumelles nées prématurément, ont été placées en couveuse. L'une d'elle est en parfaite santé, mais l'autre a de la fièvre, elle est en souffrance, ne grossit pas, se trouve en danger. Au but de quelques jours, contre toutes les réglementations sévères de la clinique, une puéricultrice prend l'initiative de placer le bébé malade dans la même couveuse que sa sœur mieux portante… Dès quelles sont ensemble, retrouvant peut être la proximité qu'elles avaient dans le ventre de leur maman, l'une va poser son bras sur le corps de l'autre et l'autre se tourne contre sa sœur. Et presque aussitôt le monitoring a remarqué une amélioration du rythme cardiaque, la température s'est stabilisée, l'état général s'améliore. Elles furent laissées ensemble, dans la même couveuse, durant tout leur séjour !
J'ai aussi entendu cette belle histoire. Un bébé marcassin dont la mère était morte, avait trouvé refuge au milieu d'un troupeau de vaches. Cela se passe en Lorraine, je crois. Il s'est nourri aux mamelles de l'une d'elle, qui l'a accepté. Après le départ de celle ci (pour l'abattoir ?), les autres vaches du troupeau, ont continué à accepter d'être tétées par le marcassin. Il était, paraît-il chétif et apeuré, au bout de cinq mois maintenant, il est gaillard. Il vit au milieu du troupeau et…broute de l'herbe. Ce qui tout de même est surprenant. Il y a autant chez les animaux, que chez les hommes des capacités d'adaptation incroyables et stimulantes pour un avenir plein d'incertitudes…
Je considère que c'est une bonne nouvelle quand j'apprends qu'au Québec on va enseigner la communication, comme une matière à part entière, qu'on va apprendre aux élèves quelques règles d'hygiène relationnelle pour mettre en commun dans le respect de soi et de l'autre, qu'on va apprendre l'échange en réciprocité, le partage sans appropriation ni violence.
Alors chaque jour, je traque dans le fatras des faits divers, des évènements violents et terribles qui surgissent dans chaque coin de la planète, le petit fait, le comportement, les paroles, l'action d'un homme ou d'une femme qui apporte un peu de bon, de chaleur et d'espoir à ceux qui l'entourent. Je sais par expérience indirecte que l'homme est un redoutable prédateur, et que les moyens de sa prédations se sont considérablement amplifiés ces dernières années, je sais aussi par expérience plus directe qu'il est porteur d'un don d'amour et de bienveillance, même s'il ne le met pas tous les jours en œuvre, il lui arrive parfois de l'offrir avec générosité.
C'est cela une bonne nouvelle.
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